
Après huit années à travailler avec les élèves du préscolaire, j'ai eu le goût d'aller explorer d'autres milieux. J'ai donc demandé à la direction de l'école où je travaille de me changer de niveau. La directrice de l'école a accepté de me confier une classe de première année du premier cycle.
J'étais très excitée à l'idée de relever d'autres défis et de travailler avec le programme du primaire. De plus, j'étais emballée de pouvoir mettre en application ce que j'étais en train d'apprendre dans le cadre du diplôme de deuxième cycle en adaptation scolaire à l'Université Laval. En effet, j'ai eu la chance de suivre le cours de lecture de Mme Jocelyne Giasson, les cours sur les troubles de comportement de M. Égide Royer et le cours d'écriture de Mme Sylvie Desgagnés. Ces cours m'ont permis de bien me préparer et de créer des situations d'apprentissage qui sauraient être bénéfiques pour mes élèves. Je ne peux passer sous silence le travail de M. Égide Royer qui m'a permis de m'améliorer dans mes interventions avec les élèves qui ont des comportements difficiles. Dans les prochains billets, je discuterai des expériences que j'ai réalisées avec mes élèves. Cette année a été riche en apprentissages et en défis de toutes sortes! J'ai très hâte de partager mon vécu de classe avec vous!
À bientôt!
"Enseigner n'est pas contraindre". Voilà une chose que j'ai apprise de ma lecture du livre de William Glasser "L'école qualité". Ce psychiatre, connu comme étant l'auteur de la "thérapie de la réalité", propose un modèle d'enseignement basé sur la qualité. Il prétend que pour atteindre la qualité à l'école, nous devons éliminer toute forme de blâme, de critique et de contrainte. Nous devons enseigner d'une façon qui satisfait les besoins véritables des élèves et nous devons les encadrer par le leadership et l'influence plutôt que par la contrainte.
Il invite le personnel de l'école à créer un climat amical et chaleureux et à implanter une approche orientée sur la qualité. Il insiste pour que nous travaillions sur le système afin de proposer des activités de qualité aux élèves. Ces dernières leur permettront de s'impliquer activement et d'atteindre un plus haut niveau de qualité.
William Glasser a démontré qu'on peut convaincre les élèves de travailler fort si l'on met l'accent sur la qualité, la fierté et le choix. On doit les persuader qu'apprendre ajoute de la qualité à leur vie. Plutôt qu'agir en dirigeant autoritaire, il invite les professeurs à agir en dirigeant leader. Le dirigeant leader est à l'écoute des élèves, travaille et discute avec eux et tient compte de leurs besoins et de leurs intérêts. Il crée une atmosphère de plaisir dans la classe, il enseigne ce qui est utile et il explique pourquoi il enseigne telle notion. Le dirigeant leader est gentil, courtois et a un bon sens de l'humour. De plus, il n'utilise pas de coercition, car il veut être dans le monde de qualité de ses élèves.
William Glasser a, à cet effet, démontré que la coercition est la source de problèmes en éducation. En effet, le professeur qui utilise les punitions devient l'adversaire de ses élèves et cette situation engendre une résistance de la part des élèves. Il devient donc impossible de communiquer de façon efficace avec eux et ils sortiront le professeur de leur monde de qualité. S'ils se sentent menacés, les élèves ne feront que le minimum de ce qu'on leur demande et, à force d'être contraints et punis, ils finissent par détester l'école.
Suite à la lecture de ce livre, j'aimerais devenir un dirigeant leader qui tient compte des véritables besoins des élèves en utilisant l'écoute, la patience, la créativité, l'humour et la persuasion. Je désire tenir compte des besoins et intérêts des élèves en leur proposant des activités de qualité et en les aidant à résoudre leurs problèmes en recherchant des solutions sans avoir recours à la coercition. Je tiens à ce que l'apprentissage ait du sens pour les élèves afin qu'ils sachent pourquoi ils travaillent et de quelle façon ces apprentissages leur seront utiles dans leur vie de tous les jours.
Les recherches ont démontré qu'il était essentiel que l'enfant soit actif dans ses apprenitssages afin de favoriser le développement des compétences et des connaissances. En effet, c'est à travers son interaction avec l'environnement et la communauté d'apprentissage auquelle il appartient que l'enfant se construit. Il est donc l'artisan de son propre savoir et il est le premier responsable de ses apprentissages. L'enseignant doit donc le guider et l'accompagner dans son appropriation des savoirs et dans le développement de ses compétences.
La gestion participative place l'enfant au coeur de l'action. Ce dernier est invité à faire des choix, à gérer son temps et ses activités, à mener à terme ses projets et à développer des méthodes de travail efficaces. Dans la classe, j'utilise plusieurs outils afin de mettre en place une gestion qui permet aux élèves de travailler selon leurs besoins et leurs intérêts, d'être autonomes et responsables de leurs apprentissages.
Pour moi, le plaisir et le goût d'apprendre sont des éléments essentiels que je valorise dans la classe. La gestion participative offre une souplesse qui permet aux élèves de faire des choix et de prendre des décisions en fonction de leurs besoins et de leurs intérêts. De plus, le rythme et le style d'apprentissage des élèves est respecté. Je peux donc travailler en sous-groupes et parfois aussi offrir une aide individuelle à ceux qui en ont besoin.
Est-ce que la gestion participative est possible en classe de maternelle?
Lorsque j'ai commencé mon baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire, un de mes professeurs nous a demandé quelles étaient les raisons qui nous motivaient à devenir enseignantes. Quel ne fut pas mon malheur lorsqu'il a dit qu'aimer les enfants n'étaient pas une raison suffisante! Certes, je travaillais avec les enfants depuis de nombreuses années, mais je ne m'étais jamais arrêtée à me demander les raisons qui me poussaient à épouser cette profession. Je crois que c'est à partir de là que ma réflexion a vraiment commencé...
À la sortie du cours, j'étais vraiment perplexe, car je ne pouvais pas croire que mes intentions étaient si pauvres et si peu réfléchies. J'ai donc poursuivi mes cours en me promettant que je trouverais des réponses à mes questions, mais surtout que je trouverais la réponse à la question qui m'avait tant ébranlée: pourquoi veux-tu devenir enseignante?
C'est lors de mon premier stage qu'une partie de la réponse m'est venue.
Depuis maintenant neuf ans, la pédagogie Montessori fait partie de mon univers. J'ai découvert Maria Montessori lorsque j'étais à l'Université. J'ai aussi un cousin et une cousine qui allaient dans des écoles Montessori, l'un à Québec, l'autre à Boca Raton en Floride. J'ai eu la chance de passer quelques journées dans ces deux écoles. C'est de là que mon intérêt pour cette pédagogie a grandi. Je me suis donc inscrite pour faire la formation.
Maria Montessori a constaté que c'est l'enfant qui est le constructeur de l'adulte. C'est en prenant contact avec son environnement que l'enfant se construit. En conséquence, il est primordial d'offrir aux enfants l'opportunité d'absorber des impressions avec leurs sens pendant qu'ils sont actifs avec leurs mains et de construire des concepts et des idées.
Dans un environnement adapté et préparé, l'enfant peut choisir ses activités, gérer son temps, avancer à son propre rythme, développer son potentiel au maximum. Placé dans un tel environnement, l'enfant développera des qualités telles que le plaisir d'apprendre, la persévérance, la constance dans le travail, la coopération et le sens des responsabilités. De plus, il développera des méthodes de travail efficaces qui lui serviront tout au long de sa vie.
À chaque jour, je trouve merveilleux de voir mes élèves développer leur autonomie, leur indépendance, leur sens de l'initiative, leur goût d'apprendre, leur curiosité. J'aimerais que davantage de professionnels de l'éducation puissent connaître les bienfaits de cette méthode et puissent observer des élèves heureux de découvrir et d'apprendre dans un environnement préparé spécialement pour eux.
Maria Montessori n'a jamais voulu que sa méthode soit fossilisée. Il est donc essentiel de continuer d'observer les enfants, de découvrir le monde dans lequel ils vivent et de s'adapter aux nouvelles réalités. Je crois cependant que son oeuvre doit nous inspirer, car les observations qu'elle a fait des enfants du monde entier sont des bases solides sur lesquelles on peut s'appuyer.

Source: http://www.montessori-wasserburg.de/images/maria_montessori.jpg
Je lis présentement le livre de Roch Chouinard et Jean Archambault intitulé "Vers une gestion éducative de la classe". J'en suis au chapitre 2 qui traite de la collaboration entre enseignants. La lecture de ce chapitre me fait énormément réfléchir sur notre capacité à travailler en équipe. L'école a toujours favorisé le développement d'une culture individualiste, cependant, l'orientation prise par le ministère de l'Éducation est claire: les enseignants doivent travailler en équipe. Puisque la coopération est une valeur que l'on prône à l'école, il apparaît évident que les enseignants doivent coopérer. Il serait difficile pour nous de favoriser la coopération chez nos élèves si nous ne le faisons pas nous-mêmes.
Le chapitre 2 traite d'une façon fort intéressante le sujet. Les auteurs donnent des stratégies pour mettre en place un travail d'équipe efficace. Ils discutent d'organisation, de planification, d'animation, de compétences à développer, de communication, de gestion de conflits, etc. De plus, ils parlent des équipes-cycles et donnent les grandes lignes de ce qui est attendu du travai d'équipe des enseignants. Les auteurs recommandent aux équipes-cycle de se pencher en priorité sur les convictions qui animent chacun des membres. Leurs recherches ont démontré que les enseignants avaient tendance à escamoter ces discussions et que les problèmes surgissaient en mettant en évidence les différences de perception de chacun. Ils rapportent l'expérience d'équipes-cycles qui ont décidé de partager et de confronter leurs convictions en rapport avec le travail d'équipe dans le but de dégager une vision commune.
Suite à la lecture de ce chapitre, j'aimerais beaucoup que l'on revienne sur le travail par cycle, car il y a beaucoup de points intéressants dans ce livre que l'on pourrait traiter en équipe. Je crois que nous devons continuer de lire et de nous informer, car, suite à ma lecure, j'observe qu'il y a encore beaucoup d'avenues qu nous n'avons pas explorées et qui méritent que l'on s'y attarde.
Je crois que chaque enfant a le droit de développer son potentiel au maximun et que chaque enseignant a le devoir de lui permettre de le faire.
Voici une image qui me touche et qui m'inspire. Elle m'a été offerte par une dame avec qui je travaille et que j'apprécie énormément. Merci Mme Diane.

Voilà déjà plusieurs semaines que j'ai accès à mon cyberportfolio personnel. Cependant, chaque fois que je me suis assise devant mon ordinateur des milllions d'idées se bousculaient dans me tête mais, je ne savais pas par où commencer! Moi, une passionnée de pédagogie, d'éducation et de psychologie, je ne savais pas quoi écrire! Aujourd'hui, j'ose! Je ne sais toujours pas par quoi commencer, mais je me suis dit que le fait de l'écrire suffirait peut-être à me dégeler le cerveau! Donc, commençons par le commencement...
1972: Mon arrivée dans ce monde!
1978: Mon entrée à la maternelle!
1985: Mon entrée au secondaire!
1990: Mon entrée au Cégep!
1992: Mon entrée à l'Université!
1995: Mon entrée sur le marché du travail!
1999: Mon entrée à la maternelle!
Non! Non! Ne vous inquiètez pas je ne recommence pas ma carrière d'élève! J'y enseigne depuis maintenant 7 ans!
Depuis mon entrée dans le monde de l'éducation, j'ai exploré plusieurs sujets et j'aimerais maintenant prendre le temps de m'arrêter un peu et de réfléchir sur ce que j'ai accompli, sur ce que j'ai découvert, sur ce que désire partager, sur ce que je veux apprendre, sur ce que je veux faire...
Voilà, je me suis lancée! C'est parti!